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Papillomavirus : de l’importance du dépistage

Près de 80 % des Français (hommes et femmes confondus) seront infectés au cours de leur vie par le virus du papillomavirus humain (HPV). 

La plupart du temps, l’infection est transitoire car notre organisme élimine spontanément le virus. Mais dans près de 10 % des cas, le papillomavirus humain persiste. S’il s’agit d’un HPV dit “HPV Oncogène à haut risque” (HPV-HR), il peut évoluer en cancer. Au premier rang desquels le cancer du col de l’utérus.

Le dépistage par prélèvement des cellules du col de l’utérus (frottis) est primordial : il permet de détecter des anomalies des cellules de l’endocol et la présence du virus HPV et de les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer, ou au pire de diagnostiquer des cancers à un stade précoce (CIN1 à CIN2) et ainsi d’améliorer les chances de survie.

Pour les femmes âgées de 25 à 29 ans, un test de dépistage par examen cytologique (examen au microscope des cellules du col de l’utérus) s’impose : deux examens cytologiques à 1 an d’intervalle, puis tous les 3 ans après si le résultat des deux premiers est normal.

Depuis le 1er avril 2020, pour les femmes entre 30 et 65 ans, la HAS (Haute Autorité de Santé) recommande de faire le test HPV-HR (recherche de la présence d’ADN ou ARN du virus HPV-HR dans les cellules l’utérus), le premier 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal, puis tous les 5 ans, dès lors que le résultat du test est négatif.

(source : HAS)

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