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Infections sexuellement transmissibles : mieux les diagnostiquer pour mieux les traiter

Qu’elles soient d’origine bactérienne, virale ou parasitaire, les infections sexuellement transmissibles (IST) sont en augmentation en France. Première précaution à prendre : le dépistage. 

Les IST sont des infections se transmettant très facilement, principalement par contact cutané lors d’un rapport sexuel, vaginal, anal ou oral. Certaines se transmettent aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse et à l’accouchement.

Rapide présentation de 8 des plus fréquentes IST

 

Syphilis 

Origine bactérienne (Treponema Pallidum) 

Depuis les années 1990, cette maladie très contagieuse est réapparue dans les pays industrialisés, en particulier chez les homosexuels masculins qui représentent 80 % des cas. 

Chez 40 % des personnes touchées, en l’absence de traitement, de graves complications apparaissent après 10 à 30 ans : rupture de gros vaisseaux sanguins, troubles neurologiques ou psychiatriques, destruction d’organes, voire décès. La syphilis expose également à un risque accru d’infection par le VIH via les lésions que provoque cette infection. Pendant la grossesse, la syphilis peut être transmise de la mère au fœtus. Le risque de transmission est d’environ 70 % en cas de syphilis précoce ; les complications pour le fœtus et l’enfant à naître sont fréquentes et extrêmement sévères.

(source : Vidal)

 

Gonorrhée 

Origine bactérienne (Neisseria gonorrhoeae)

Également appelée blennorragie, chaude-pisse ou chtouille, la gonorrhée touche surtout les hommes de moins de 30 ans.  

Chez l’homme, une gonorrhée non traitée peut provoquer une inflammation de la prostate ou de l’épididyme, et être à l’origine de problèmes d’infertilité. 

Chez la femme, une gonorrhée non traitée peut provoquer des maux de ventre chroniques et une inflammation de l’utérus et des trompes de Fallope à l’origine d’infertilité ou de grossesses ectopiques (hors de l’utérus). Pendant la grossesse, la gonorrhée peut être transmise de la mère au nouveau-né au moment de l'accouchement et provoquer une infection des yeux chez le nouveau-né pouvant entraîner une cécité. La gonorrhée expose également à un risque accru (x 3 à 6 fois) d’infection par le VIH.

(source : Vidal)

 

Chlamydiose

Origine bactérienne (Chlamydiae Trachomatis)

Infection très fréquente chez les jeunes de moins de 25 ans ; c’est la 1er première cause d’infertilité féminine en France.

Chez l’homme, une infection non traitée peut provoquer une inflammation de la prostate, des testicules ou de l’épididyme, et être à l’origine de problèmes d’infertilité. 

Chez la femme, les complications sont plus fréquentes : une infection non traitée peut provoquer des maux de ventre chroniques et une inflammation de l’utérus et des trompes de Fallope à l’origine d’infertilité ou de grossesses ectopiques (hors de l’utérus). Pendant la grossesse, l’infection peut être transmise au moment de l'accouchement de la mère à l’enfant et provoquer une pneumonie ou une infection des yeux chez le nouveau-né. L’infection expose par ailleurs à un risque accru d’infection par le VIH.

(source : Vidal)

 

Trichomonase 

Origine parasitaire (Trichomonas vaginalis)

L’infection est le plus souvent bénigne et asymptomatique : dans 80% des cas chez l’homme, dans 50% des cas chez la femme.

Chez la femme, l'infection vaginale représente environ 30% des vulvovaginites et 50% des vaginites avec pertes. L’intensité des douleurs est plus marquée en début et fin de cycle menstruel du fait de l'augmentation du pH vaginal, favorable au développement du parasite. La ménopause est également favorable au développement du parasite. Chez la femme enceinte, l’infection peut être responsable d'accouchement prématuré.

(source : Cerballiance)

 

Hépatite B

Origine virale (VHB)

L’hépatite B se transmet par contact avec le sang d’une personne infectée et des sécrétions : telles que le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel.

Dans la très grande majorité des cas, l’évolution de l’hépatite B est sans gravité : 9 personnes sur 10 vont éliminer le virus grâce à leurs défenses immunitaires. Mais chez environ 10 % des personnes infectées, l'hépatite B devient une infection chronique qui peut provoquer des troubles graves, comme la cirrhose ou le cancer du foie. Les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies développent une hépatite chronique plus fréquemment (dans 40 % des cas).

En France, on estime que 280 à 300 000 personnes sont atteintes d’hépatite B chronique, mais près de 50%  d’entre eux l’ignorent.

(source : Vidal)

 

Herpès génital 

Origine virale (Herpès simplex de type 1 (VHS-1) ou de type 2 (VHS-2))

On estime que 270 000 personnes souffrent d’herpès génital chaque année en France, avec environ 36 000 nouveaux cas diagnostiqués / an. Les traitements sont efficaces pour soulager les crises mais la personne continuera à héberger le virus de l'herpès génital toute sa vie. Les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels et celles dont le système immunitaire est affaibli sont plus à risque d’être infectées.

L’infection – généralement plus sévère chez la femme que chez l’homme – se traduit par des démangeaisons et des sensations de brûlure des organes génitaux.

(source : Vidal)

 

Sida 

Origine virale (rétrovirus VIH)

L’infection, transmise par le sang et les sécrétions sexuelles, provoque un affaiblissement progressif des défenses immunitaires. Après plusieurs années d’infection par le VIH, la personne infectée devient vulnérable à certaines maladies dites “opportunistes” contre lesquelles son immunité n’est plus suffisamment efficace. On parle alors de Sida (syndrome d’immunodéficience acquise).

Toutefois, grâce à des traitements efficaces, cette infection a perdu son statut de maladie rapidement mortelle pour devenir une infection chronique et contrôlée. Néanmoins, ses traitements sont lourds à supporter et peuvent induire, sur la durée, des effets indésirables. 

En France, on estime que le nombre de personnes infectées par le VIH est d’environ 172 000. De plus, on estime que 24 000 personnes sont infectées par le VIH sans le savoir.

(source : Vidal)

 

Mycoplasme génital

Origine bactérienne (Mycoplasma genitalium)

Mycoplasma genitalium est une bactérie des cellules épithéliales du tractus génital, chez la femme et chez l'homme. Se transmettant par des contacts génitaux/génitaux ou génitaux/rectaux, la prévalence est de 1 à 2 % des adultes et jusqu’à 40 % des personnes ayant déjà consulté pour une IST. Cependant, la majorité des patients infectés est asymptomatique.

L’infection par mycoplasme génital se traduit par des écoulements génitaux, des urétrites et des douleurs pelviennes. Cette infection peut se compliquer par une inflammation de l’épididyme jusqu’à l’infertilité chez la femme. Elle touche plus les jeunes adultes et les hommes d'âge mûr.

(source : Vidal)

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